Comment Penser et écrire l’Afrique de demain ? L’ICA pose le débat

Cécile Sow Culture Diaspora Economie Editos Politique Société

Ce Samedi L’Institut Culturel Africain (ICA) a tenu une conférence sur le thème comment penser et écrire l’Afrique de demain. Cette activité organisée à Bordeaux rentrait dans le cadre de la semaine de la francophonie.

C’est autour du thème comment penser et écrire l’Afrique de demain que s’est tenue la conférence organisée par l’institut Culturel Africain à Bordeaux. D’imminents intellectuels Africains dont Abdourahmane Ndiaye, Musanji NGalasso-Mwatha , Djibril Fall Faleme, Mar Fall, Mohamed Lam et le consul général du Sénégal à Bordeaux son Excellence Abdourahmane Koita ont pris part à la manifestation. L’anthropologue Cheikh Sow en était le modérateur.

L’Afrique plus qu’une vision géographique

Les conférenciers ont à tour de rôle parlé de la situation, économique politique et sociale de l’Afrique.Sans oublier, par ailleurs, les relations qui la lie aux autres continents.
<<L’Afrique ne peut pas être réduite à une vision géographique >>. C’est du moins l’avis d’Abdourahmane Ndiaye qui pense que les relations entre les nations ne sont pas amicales. Il estime qu’il s’agit plutôt de relations de prédations ou chaque Etat cherche à défendre ses intérêts. <<Malheureusement, nous sommes dans un monde de domination ou le vieux continent n’est pas dans une position de défendre ses intérêts>>, poursuit Monsieur Ndiaye avant de conclure que les africains doivent s’approprier la croissance et l’entretenir au moment où les investisseurs continuent à nous piller. L’institut Culturel Africain mise beaucoup sur la culture. C’est sur ce point d’ailleurs que Monsieur BEYROUK , écrivain Mauritanien a axé sa communication. Selon lui, l’Afrique va se retrouver en partant de son originalité. C’est en revalorisant la culture qu’on va construire l’Afrique de demain. Confit-il. <<Le problème de l’Afrique n’est pas racial>>.

« L’histoire de l’Afrique et son avenir, une question de politique! »

Le jeune écrivain Mauritanien Mohamed Lam quant à lui, peint un bilan assez sombre de l’histoire politique de l’Afrique. Selon lui, il faut que l’Afrique ait sa propre souveraineté. «  Il faut que la France se retire et laisse les africains se gérer eux même», Poursuit l’essayiste. Selon lui, Paul Kagamé a réussi à créer une unité nationale au Rwanda dont beaucoup de pays d’africains rêvent aujourd’hui notamment sa Mauritanie. Il estime qu’on ne peut pas parler de l’Afrique de demain sans parler de politique.

Le sieur Lam pense qu’il est nécessaire qu’on revisite l’ histoire. «  Les pan africanistes posent de grands actes qui peuvent inspirer tout le monde. Les africains attendent toujours que l’Europe les libère alors qu’ils doivent se libérer eux même.

L’Afrique un continent très riche !

Comme à l’accoutumée, le consul général du Sénégal à Bordeaux S.E Abdourahmane Koita n’a pas manqué de féliciter les organisateurs et les intervenants. Le Consul est revenu sur l’importance de l’Afrique d’où les nombreux écrits produits sur elle. Selon le consul, tout le monde a compris que l’avenir c’est l’Afrique sauf les africains. Il invite ainsi ces derniers à être conscients du changement qui prévaut actuellement et de miser sur l’éducation et la formation.

Rebondissant sur la question du panafricanisme, Monsieur Mar Fall estime qu’il doit participer à l’universel humain. Parler des relations entre l’Afrique et le reste du monde c’est revenir sur des confrontations d’idée qui doivent avoir lieu.

Cette conférence a clôturé la célébration de la semaine de la francophonie par l’ICA. semaine placée sous le sceau du second congrès des écrivains et artistes panafricains (Rome 1959).

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