“Bass-Dibi”: plus qu’une question de goût?

Le mot dibi qui signifierait griller en bambara est une spécialité culinaire Ouest Africaine. Cette viande grillée au feu de bois et assaisonnèe avec beaucoup d’épices est irrésistible de par sa saveur et son odeur. Les amoureux de succulents mets sont habitués à fréquenter les dibiteries au Sénégal. Un lieu auxquels même les animaux ne résistent pas grâce à tout ce qui s’y dégage comme saveurs. Dans la ville de Bordeaux en France, Bass Ndiaye a trouvé la formule magique, au bonheur des sénégalais et des connaisseurs de la cuisine africaine. “Bass dibi” a presque brisé les codes de la cuisine exotique et se voit aujourd’hui comme un véritable symbole de l’art culinaire Ouest Africain. Il est l’attraction des Sénégalais pendant certaines fêtes. En vrai entrepreneur, le savoir de Bass Ndiaye a le pouvoir de réunir toute une famille autour d’un grand plat accompagné de quelques boissons fraîches qui seront utiles après avoir mâché un bon morceau de viande bien mariné avec de la moutarde et d’autres épices.

Monsieur Ndiaye sait adapter ses services à ses différents clients. Selon la viande de votre choix, il a toujours les astuces pour faire plaisir. Son ancrage dans la diaspora sénégalaise de Bordeaux fait de lui un véritable ambassadeur de la cuisine africaine. Sa mobilité fait également partie de ses atouts. En cas de manifestations organisées par la communauté, il se déplace toujours avec son arsenal pour satisfaire les besoins gastronomiques des invités.

Au-delà de la bouche et du fumet, Bass Dibi fait sans aucun doute, partie de ces figures que les autorités locales françaises et consulaires africaines doivent honorer. Tout d’abord, le dibi n’est pas sénégalais, il concerne plusieurs pays africains donc plusieurs peuples. En cela, Bass joue un rôle de trait d’union et d’ambassadeur. En réalité, il ne s’agit plus de proposer un met ou de le déguster; il s’agit surtout de véhiculer un art culinaire, des cultures et des valeurs ayant structuré des sociétés entières à travers l’histoire et le temps. C’est certainement par cet angle qu’il conviendrait d’analyser l’entrepreunariat des diasporas africaines. Et au fond l’inscrire dans la logique d’un ensemble d’actions diplomatiques entrant dans le cadre d’un soft power à mobiliser et à valoriser par nos dirigeants.

Pour rappel le soft power se définit par la capacité d’un État à influencer et à orienter les relations internationales en sa faveur par un ensemble de moyens autres que la menace ou l’emploi de la force. Le soft power permet de renforcer la légitimité des actions d’internationales d’un état. C’est un atout au service de son image puis un facteur de puissance.

La diplomatie, les alliances, l’attractivité de la culture, la diffusion de l’éducation ou le rayonnement d’un modèle politico-économique et de valeurs constituent les principes du soft power. Ce sont là autant de moyens non armés pour convaincre les autres acteurs du monde international d’agir ou de se positionner dans un sens donné.

Coordonnées de Bass Ndiaye: https://www.facebook.com/bass.ndiaye.1800

Ismaila Seck

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