Caricatures de Mahomet : un Maroc subtil franchement en colère

Société

Le royaume du Maroc a condamné vigoureusement, dimanche dernier, la poursuite de la publication des caricatures du Prophète dans l’Hexagone. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères a dénoncé des actes qui reflètent « l’immaturité de leurs auteurs » et réaffirmé que « la liberté des uns s’arrête là où commencent la liberté et les croyances des autres ».

Rien de surprenant tant les Marocains attendaient la réaction des hautes autorités à coup sûr en phase avec le roi Mohammed VI, descendant du Prophète et amir al mouminine, c’est-à-dire commandeur des croyants. Considérant les caricatures comme une offense vis-à-vis de la religion musulmane, le communiqué du ministère des Affaires étrangères marocain s’est voulu le reflet du ressenti des populations face aux caricatures. « La liberté d’expression ne saurait, sous aucun motif, justifier la provocation insultante et l’offense injurieuse de la religion musulmane, qui compte plus de 2 milliards de fidèles dans le monde », a souligné le communiqué auquel le chef du gouvernement marocain, Saad Dine El Otmani, a voulu donner un écho sur Twitter.

Et le ministère de poursuivre : « Le royaume du Maroc s’élève contre ces provocations injurieuses des sacralités de la religion musulmane et a appelé à cesser d’attiser le ressentiment et à faire preuve de discernement et de respect de l’altérité, comme prérequis du vivre-ensemble et du dialogue serein et salutaire des religions. »

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