Citoyens sénégalais et Hommes politiques: Le reflet dans le miroir

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Il n’y a pas de secret, si le peuple est prêt il aura enfin un dirigeant à la hauteur. Les années passent et les erreurs se répètent, nous sommes les artisans de ces choix d’hommes politiques peu scrupuleux. On doit s’insurger contre la gabégie, les opérations frauduleuses dans la gestion des deniers publics et l’absence de transparence dans l’octroi des marchés publics. Ils nous servent une forme civilisée de corruption dans les transactions et cela passe au travers des mailles du filet d’un système judiciaire inféodé. Inféodé au pouvoir exécutif.

Le peuple Sénégal paie le lourd tribut d’un régime politique, qui le tient en otage avec de fausses promesses qui durent le temps d’une campagne, sous le signe de la manipulation et du folklore. Ceux qui arranguent les masses et qui prêchent en vue de séduire des citoyens désœuvrés devraient avoir honte de telles pratiques.

Pourquoi sommes nous attirés par des hommes qui n’ont que la cupidité et l’avidité du pouvoir comme moteur?Ils nous brandissent la croissance à deux chiffres pour justifier leur mandat alors qu’elle ne s’accompagne pas de développement.

François Bourguignon, ancien économiste à la banque mondiale affirmait que : ” La plupart des dirigeants considèrent que la pauvreté n’est pas leur problème et que la croissance y pourvoira. D’une certaine façon, la décennie de forte croissance enregistrée dans les années 2000, grâce au niveau élevé des cours des matières premières, a entretenu cette croyance en accréditant l’idée d’un nouveau départ pour le continent. Il y a bien eu une diminution de la pauvreté, mais, nous le voyons aujourd’hui, cette amélioration est toute relative. Peu d’emplois permettant d’améliorer les conditions sociales ont été créés. “

Les inégalités persistent et l’appauvrissement de notre population est une réalité palpable.
La redistribution des ressources n’est pas assurée étant donné que la pression fiscale ne se fait pas correctement.

Beaucoup échappent à la collecte de l’impôt, et Sonko a touché du doigt le taux scandaleux d’imposition des députés, sans oublier l’économie informelle, qui est un véritable fléau dans notre pays. Si ceux qui légifèrent ne donnent pas l’exemple, il seraient mal venu de faire une chasse aux sorcières à ces pauvres gorgoolous qui essaient de joindre les deux bouts.

Pour pouvoir investir pour améliorer les conditions de vie des plus pauvres en leur donnant accès à de meilleurs systèmes de santé ou à l’école, il est urgent de corriger ces irrégularités fiscales. Ce système, que nous pointons du doigt qui est dirigée par une minorité nantie n’a aucun intérêt à abolir ses privilèges. Mais le dernier mot revient au peuple souverain qui ne peut plus continuer à accepter de vivre dans une misère indescriptible.

Le diagnostic est sans appel maintenant il est grand temps d’agir en conséquence. Martin Luther King avait justement fait un constat alarmant, en affirmant :«Ce qui m’effraie ce n’est pas l’indifférence des méchants, mais le silence consternant des braves gens».

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