Je conçois que la légitimité dans une démocratie, reste et demeure les élections! Cependant, il faut savoir que la situation au Mali était prévisible car le mal a rampé. Oui, le peuple a criée pour dénoncer la mauvaise gouvernance sans réponse, le peuple meurt à cause de la pandémie sans sentir une réelle volonté de l’Etat a lutté contre la Covid19, le peuple a demandé plus de sécurité en vain, le peuple a décriée des manipulations lors des élections législatives sans avoir gain de cause, autant de facteurs qui ont favorisé ce coup d’état regretté et regrettable dans une sous-région instable et exposée.


Une révolte peut intervenir lorsque le peuple exige une démocratie vivante, il se met en colère en raison d’attentes de nouvelles perspectives ou bien un désir ardant du partage équitable des ressources publiques plus encore qu’il ne peut satisfaire avec les moyens à sa disposition.
Le peuple légitime doit être accompagné afin de ne pas être embarqué par des courants incertains, malheureusement le Mali n’a pas su retenir la leçon et encore fait les frais et fait parler de lui.
Comme qui dirait que la sous–région ouest africaine a porté son choix, le chef de l’État ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, annonce sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2020. Il est ainsi candidat à un troisième mandat présidentiel après avoir décliné toute possibilité de se représenter. L’article 55 de la Constitution ivoirienne dispose que « le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois.» Alors j’estime qu’Alassane Dramane Ouattara ne peut légalement et légitimement prétendre à un troisième mandat.
En Guinée Conakry, un référendum constitutionnel, entaché de violences et ayant fait une dizaine de morts, a été organisé le 22 mars 2020, le projet pernicieux prêté au Président Alpha Condé est de vouloir briguer à 82 ans un troisième mandat en dotant le pays d’une nouvelle Constitution pour remettre les compteurs à zéro. Je pense que cet empressement à tenir la consultation populaire est révélateur d’un agenda caché pour briguer un troisième mandat.


En tout état de cause, nous jeunesse de l’Afrique de l’ouest exhortons les pouvoirs en Côte d’Ivoire et en Guinée à respecter la charte fondamentale de leurs pays et de ne pas se lancer dans des interprétations juridiques qui ne vont jamais les grandir.
Je reste convaincu que le remous au Mali fera tache d’huile afin de voir sans risque de me tromper des alternances démocratiques sans tension ni effusion de sang dans la sous-région.

Insa SAGNA

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