Fermeture du consulat du Sénégal à Bordeaux: Difficultés financières ou sanctions politiques ?

Cécile Sow D-cryptage Diaspora Point de vue... Politique Société

Le président de la république Macky Sall a pris la décision de fermer définitivement le consulat général du Sénégal à Bordeaux. Les raisons évoquées sont d’ordres économiques avec une volonté de réduire le train de vie de l’Etat. Cette mesure lourde de conséquence pour la communauté sénégalaise de la Nouvelle Aquitaine pourrait avoir des causes politiques. Pour rappel lors de la dernière élection présidentielle l’opposition avait gagné cette circonscription. A la veille des joutes, des problèmes avaient surgi au sein de la coalition de la mouvance présidentielle. Dans un courrier transmis à la presse, l’ex coordonnateur de l’APR Bordeaux Amadou Baldé dénonçait “la gestion des fonds politiques par la vice consule Mme Aissata Dia. Du berger à la bergère, le parti s’est réuni pour apporter une réplique au sieur Baldé. Dans un courrier, la section APR/Bordeaux annonçait l’expulsion de son coordonnateur. Dans leur texte, il notifiait qu’ “Amadou Baldé a mis en danger la coalition présidentielle”. Quelques temps après le président Macky Sall avait effectué une visite à Paris. Lors d’une audience accordée à des responsable de son parti, il avait vigoureusement condamné l’attitude de ses lieutenants en France. “Vous m’avez trahi. Vous avez utilisé l’argent que je vous ai donné à d’autres fins.” Avait-il dit. Le président avait aussi annonçait des sanctions. Cette sortie du président de l’A.P.R Semblait confirmer les propos de Amadou Baldé.  Actuellement tout laisse à croire que sa décision de fermer le consulat de Bordeaux est l’une de ses sanctions annoncées. 

Selon nos confrères de Source A repris par Sénégal7, le personnel contractuel ainsi que les diplomates atteints par la limite d’age sont sommés de restituer à partir du 7 juillet prochain leurs maisons et véhicules de fonction. 

Si cette décision est motivée par des raisons politiques, on peut se demander si le président de la république ne s’est pas trompé de cibles. En lieu et place de sanctionner ses propres lieutenants, pourquoi priver à des milliers de sénégalais dynamiques et actifs à une représentations diplomatiques ? Les Sénégalais de la Nouvelle Aquitaine doivent-ils payer le prix du revers qu’ils ont infligés à la coalition de la mouvance présidentielle de la dernière élections présidentielles ? 

Sur une liste de 33 consulat du Sénégal à l’étranger, celui de Bordeaux est le premier à devoir fermer ses portes. 

Les Sénégalais de toutes obédiences confondues se réunissent ce dimanche à 17h au siège de l’UTSF pour concocter un plan de résistance 

 

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