Insécurité au Sénégal : le Sénégal un pays sans état?

Cécile Sow Diaspora Point de vue... Société

Au Sénégal l’insécurité commence à atteindre des proportions inquiétantes. Des cas de meurtres, de viol, d’agression, et même de braquage en plein jour font légion. Cela c’est sans oublier la fréquence des accidents de la route ces derniers jours.

Cette situation qui est plus que désolante remet en cause nos capacités à gérer notre propre sécurité. Or, le 4 avril dernier, tout le monde a été ébahi par l’arsenal d’armement exhibé par nos forces de défenses et de sécurité. La succession de ces malheureux événements est le lieu de poser un certain nombre de questions.

Si nous ne parvenons pas à assurer notre sécurité interne, qu’en sera-t’il des menaces qui guettent tous les pays africains avec le terrorisme ? La police et la gendarmerie sont-elles aussi efficaces qu’on le prétend si souvent ? Sont-elles bien outillées pour bien assurer la sécurité interne du pays ? Ou pire, tout cet armement montré lors du défilé du 4 avril n’est-il composé que de meubles qui servent à berner le monde dans de pareilles circonstances ? Que font ces postes de police de proximité établies dans certaines villes ? À quoi servent ces milliers d’agents de sécurité de proximité? se disputer à longueur de journée avec des automobilistes qui ont fini par transformer nos routes en cimetières à l’air libre ? À qui devrions nous nous confier ? Est ce au président de la République qui semble si préoccupé  par la gestion de son personnel polotique ? Son régime présidentiel qui doit entrer en vigueur semble être pour le moment un régime démissionnaire où la loi du plus fort règne.

Les cas d’homicide se multiplient, les viols, la violence sur les enfants et les femmes et même le fléau des chiens dangereux qui cohabitent avec les populations. Le tout? sous le mutisme du ministère de l’intérieur .

Dans un pays où les services de l’Etat fonctionnent normalement, le gouvernement se serait prononcé publiquement pour prendre des mesures et rassurer les citoyens. Aujourd’hui, c’est malheureux de constater que la principale préoccupation de la classe politique reste ce dialogue national qui comme d’habitude pourrait aboutir à un deal sur le dos des  malheureux citoyens qui ne demandent qu’à être nourris et protéger.

En attendant que le président s’occupe de ses militants de Paris qui l’auraient trahi, que le ministre de l’intérieur prenne ses marques, que l’opposition continue à nous tympaniser sur la personne qui doit diriger le dialogue, les populations devront encore continuer à faire les frais des bandes armées et de certains malfrats qui pourront ouvrir la voie à d’autres forces obscures.

Quand le peuple en aura ras le bol, il se prendra en charge lui même et les conséquences pourront être plus lourdes. Mais il ne fera que suivra son instinct de survie, une poudrière latente en perspective…

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