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Hier, mardi 15 septembre 2020, j’avais passé en revue les maux dont souffre le département de Médina Yéro Foulah dans la région de Kolda. Ce département qui est complètement laissé en rade par les pouvoirs publics avec l’absence notoire d’infrastructures sociales de base. Cette collectivité locale de la région n’est pas la seule qui souffre d’une telle situation. Le département de Kolda qui semble un peu plus confortable sur le plan des infrastructures dites sociales de base n’est pas du tout épargné par ce problème qui hante plusieurs communes dudit département. D’emblée, dans le périmètre communal de Dioulacolon, la situation est inquiétante avec le manque d’infrastructures routières. La route chaotique quittant Kolda vers cette localité jusqu’à la frontière avec la Guinée Bissau ne fait point l’affaire des usagers.

Et, ce ne sont pas les habitants de cette localité qui en diront le contraire. L’axe Dioulacolon- Saré Keita en passant par Linguetto Kossi, Taminguele ou encore Saré Mamady est dans un état très difficile à pratiquer. Ce, malgré le fait que la route soit un peu embellie. Et, qui nous savons tous durant l’hivernage ou la saison des pluies est quasi impraticable et pendant la saison sèche; c’est la poussière qui empeste la vie des habitants des villages traversés. C’est pour dire qu’il y a un réel problème de santé publique qui guète les populations riveraines.

De l’autre coté, sur la route de Kolda-Pata, une bonne partie des villages se trouvant dans le département de Kolda mordent la poussière pour se rendre à leur destination. Cela à cause du piteux état de la route. Même constat également sur l’axe Kolda-Médina Yéro Foulah ou encore sur l’axe Dabo- Fafacourou. Et que dire de l’axe Mampatim-Badion? Non sans oublier l’axe Kolda- Saré Bidji sur la route de l’aérodrome de Kolda. C’est pour ainsi dire que les infrastructures routières du département de Kolda ne sont pas toutes au rendez-vous.

Sur le plan de la santé, nombreuses sont nos mamans des campagnes qui sont confrontées à un problème d’accès aux soins sanitaires de qualité. Des femmes accouchent jusqu’à présent sur des charrettes en voulant se rendre dans des structures sanitaires. Des postes de santé ou hôpitaux qui sont dans des conditions peu confortables pour la prise en charge des patients. Les grossesses précoces sont devenues monnaie-courante. Sans pour autant oublier les mariages précoces et grossesses non désirées qui font loi aussi dans cette localité. Vous me direz que d’importants efforts ont été consentis pour l’éradication de ce fléau. Ah! Oui! Bravo!

Mais, force est de constater que le mal persiste! Et, il urge aujourd’hui de faire un diagnostique de la situation et d’y apporter des solutions idoines. Il faut une introspection pour détecter là, où, il y a blocage. Cela est nécessaire dans la mesure où, le développement d’une localité doit forcément passer par la bonne santé de sa population et son niveau élevé d’épanouissement. Cependant, tel n’est pas le cas pour le département de Kolda où, les populations vivent le martyr pour aller se faire consulter dans une structure hospitalière. Et, dans tout cela où est l’apport de nos autorités locales et administratives? Ne jouent-elles pas leur rôle pour soulager le calvaire des populations? Ne sont-elles pas conscientes de la gravité de la situation et de la nécessité de venir en appoint à leurs administrés? Ce sont entre autres questions qui me taraudent l’esprit. Des questions qui méritent réflexion afin d’y apporter des réponses claires et appropriées. La région de Kolda a besoin d’être prise en compte pour lui assurer un développement endogène et durable.

Abdoulaye Wandianga, journaliste-citoyen de Kolda.

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