KOLDA: LES GROSSESSES PRÉCOCES UN FACTEUR BLOQUANT DE L’ÉDUCATION DES FILLES

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Dans cette région du Sénégal qui se trouve à quelques 700 km de Dakar pratiquement au niveau de tous les établissements scolaires la plupart des jeunes filles délaissent les salles de classe pour des raisons de mariage.

En effet, ce sont les parents d’élèves qui inconscients des dégâts que cela pourrait entrainer de façon nébuleuse sur leurs enfants si on leur donne de l’argent vendent leur s filles parce qu’ils sont des gens qui sont démunies et que si un riche héritier leur demande la main de leurs enfants, il n’hésitent pas à lui accordé cette faveur sans se soucier si véritablement cette fille à l’âge d’aller au foyer et que faire de ses études qu’elle pourrait abandonner. Le plus blessant, c’est que ces derniers le font tout en sachant que leurs filles courent énormément de risques.

D’ailleurs, on voie parfois des jeunes garçons se rendre dans la capitale pour y venir collecter des fonds de gauche à droit sans pour autant avoir ce qui pourrait leur garantir une vie meilleure avec leurs futurs épouses pour ensuite à aller faire le gros dos au village montrant qu’ils ont des sous pour que l’on puisse leur donner une fille en mariage. Cet acte fera que le parent de cette enfant se donnera corps et âme pour que ce jeune qui est perçu comme étant un homme aisé puisse épouser sa fille tout en espérant que celui-là pourrait soulager son calvaire ignorant que cela peut ne pas se traduire comme il l’aurait souhaité.

En effet, en 1988, seules quatre vingt treize femmes utilisaient des méthodes contraceptives dans toute la région du Fouladou. Mais, grâce aux actes qui sont entrain d’être effectués par l’Asbef dans cette région du Fouladou, 1983 femmes planifient aujourd’hui leur naissance. Malgré, cette évolution de la conscience des filles ou des femmes, les rapports sexuels, les grossesses précoces et accouchements sont les principaux facteurs qui provoquent le délaissement des jeunes filles de leurs études pour de longues durées.

Ce sont ces fléaux dont les jeunes filles du Fouladou n’arrivent pas encore à savoir comment s’y atteler car elles sont nombreuses celles qui se retrouvent souvent avec des grossesses précoces qui leur posent énormément de difficultés pendant qu’elles accouchent parce que leurs organes génitaux ne sont pas prêts à faire des enfants du fait de leur immaturité.

En effet, si l’on évoque cette question des grosses précoces dans cette région de Kolda, certains penseront que les gens sont entrain de ternir l’image du Fouladou d’autant plus que c’est la triste réalité qui s’avère au niveau de cette localité du sud du Sénégal.

Abdoulaye Wandianga, journaliste-citoyen de Kolda.

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