KOLDA: Une menace plane sur le fleuve Casamance

 
Le fleuve Casamance à hauteur de Kolda est aujourd’hui en voie de disparition. Il subit une agression sans précédent. Pendant, la saison sèche ou encore la période de décru, on constate qu’il y a une fine coulée d’eau sur le nid du fleuve. Une situation provoquée par l’action de l’homme. La zone est très polluée à cause des déchets.
Ces ordures nuisibles à la survie du fleuve n’ont pas leur place là-bas. Les alertes des environnementalistes et des amoureux de nature n’ont pas suffit pour stopper le phénomène. Un appel qui est tombé certainement dans l’oreille d’un sourd puisqu’aucune action d’envergure n’a été menée pour mettre fin ce problème.
Le mal persiste sous le regard impuissant des activistes qui ne cessent de sonner l’alerte afin de pousser les pouvoirs publics à se rendre compte de la gravité de la situation et de prendre des dispositions nécessaires qui s’imposent pour redorer le blason du fleuve. Un fleuve très prépondérant pour la région de Kolda où l’aquaculture pourrait être menée à grande échelle. C’est ce même fleuve qui fournit le bassin de l’Anambé de l’eau et aussi le bassin de Niandoumba. Des stratégiques pour le développement socio-économique du pays et en particulier de la région de Kolda. Des actions durables s’imposent alors. On ne peut pas rester indifférent face à un tel crime.
Un crime, voilà à quoi on pourrait qualifier cette agression sans pitié de ce précieux fleuve qui au-delà de la région de Kolda arrose toutes la région naturelle de la Casamance. Osons dire halte à ce fléau. Il est de notre responsabilité d’en parler pour faire face aux maux qui gangrène ce beau fleuve qui a bercé des générations toutes entière et certainement qui fera autant pour les générations futures. Ce fleuve a toujours été cité en exemple à travers le pays. Et, on ne doit pas accepter qu’il meurt de sa belle mort du fait de l’action de l’homme.
On doit faire un plaidoyer fort pour changer la donne. Kolda a besoin de ce fleuve pour son développement. On dirait même que le Sénégal et l’Afrique en ont besoin.
 
Abdoulaye Wandianga, journaliste-citoyen de Kolda.

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