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La Libye cet autre symbole du partage perpétuel du gâteau africain.

La Libye cet autre symbole du partage perpétuel du gâteau africain.


Depuis ce 05 janvier la Turquie a envoyé des forces armées en Libye. Selon la version officielle, c’est pour soutenir le Gouvernement d’union nationale de Fayez al-Sarraj, contre les forces du maréchal Khalifa Haftar. Au-delà de la Turquie plusieurs puissances sont sur place, lancées dans un conflit, qui aujourd’hui est la plus grande source d’instabilité de la région. La France, la Russie, l’Iran, l’Arabie Saoudite etc… Décryptage.

La Libye est dans un chaos total depuis le conflit qui a conduit à la Chute de Mouammar Khadafi. Rappelons que cette intervention militaire sous l’égide de l’otan, puis de l’organisation des nations unies, s’est déroulée du 19 mars 2011 au 31 octobre 2011. Elle est la mise en oeuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies. Pourtant la mise en examen de Nicolas Sarkozy, ancien président Français, dans ce qu’on appelle aujourd’hui l’affaire Libyenne, nous permet de lire la situation libyenne sous un autre angle. En effet , jadis proche de Khadafi, Sarkozy aurait-il obtenu des fonds libyens pour financer sa campagne électorale en 2007? Dès lors, cette invention militaire sous l’égide de la communauté internationale en 2011,n’était-elle pas une opération de dissimulation de toute trace de financement illicite d’une part ? Pour Edwy Plenel“On peut légitimement se poser des questions, connaissant l’ampleur de cette affaire et les liens tissés entre Kadhafi et Sarkozy, sur les raisons privées de cet acharnement militaire, dont on peut se demander aussi s’il ne s’agissait pas d’effacer des traces et des témoins gênants”.  fondateur de Mediapart, Edwy  Plenel  a enquêté pendant sept ans sur ces soupçons de financement.

“il faut savoir que l’Union européenne importe actuellement les deux tiers du gaz naturel qu’elle consomme. Les principaux fournisseurs? la Russie, la Norvège, l’Algérie et le Qatar…”

D’autre part, la Libye est devenu le lieu de luttes pour l’accès aux hydrocarbures de cette zone, dans un contexte de raréfaction pour certains acteurs. L’enjeu? le contrôle d’une zone qui contient d’énormes gisements de gaz naturel, soit près de 100 mille milliards de mètre cube. Donc cet accord est une aubaine. Surtout qu’elle vient contrecarrer l’accord eastmed conclu entre la Grèce, Israël et Chypre. Eastemed propose de sécuriser l’approvisionnement énergétique de l’Europe en méditerranée orientale. Ce qu’il faut savoir c’est que l’Union européenne importe actuellement les deux tiers du gaz naturel qu’elle consomme. Les principaux fournisseurs? la Russie, la Norvège, l’Algérie et le Qatar. Dès lors, la majorité des États membres dépendent totalement ou en grande partie de leurs importations, et les approvisionnements sont souvent assurés par un seul fournisseur. Ce qui est problématique. Car, dépendre d’un pays ou d’une voie de transport c’est un risque pour les approvisionnements, notamment en cas d’accident technique ou de crise géopolitique. Pour rappel, le conflit entre la Russie et l’Ukraine sur les prix de l’énergie a sérieusement perturbé les approvisionnements de plusieurs pays européens en 2006 et 2009.

“lorsque les conflits surviennent, les pyromanes jouent aux sapeurs pompiers, nous proposant leur armée et leurs coopérations militaires. Sauf que nos conflits demeurent, malgré Barkhane, serval, Minusca, Minua etc..”

Dès lors, en notre sens ce qui se joue sous nos yeux, nous rappelle une énième conférence de Berlin. Soit un mercato international où les puissances occidentales et assimilées viennent se disputer la meilleure part de la croupe africaine! D’ailleurs, sans les principaux intéressés, les Africains! perdus qu’ils sont dans des cycles de déstabilisations sans fin, de rivalités artificielles et des conflits meurtriers et interminables. Et lorsque les conflits surviennent, les pyromanes jouent aux sapeurs pompiers, nous proposant leur armée et leurs coopérations militaires. Sauf que nos conflits demeurent, malgré Barkhane, serval, Minusca, Minua etc…C’est la raison pour laquelle d’ailleurs , les populations africaines aujourd’hui plaident pour un retrait des forces étrangères sur les terres africaines. Car faut-il le dire, les dirigeants Africains sont les grands absents dans les résolutions de nos conflits. En effet, où est l’UA, au moment où Angela Markel prépare une nouvelle conférence de Berlin, dont l’objet serait de trouver une issue politique à la crise Libyenne? Peut-être, entrain d’une grande conférence pour la paix et la sécurité! Nous rappelons que l’Algérie a dû s’imposer pour se voir invitée à cette rencontre. Ce que ces populations ont donc compris, c’est que sans souveraineté (économique, monétaire, politique, militaire…), sans construction nationale aboutie, et sans intégration africaine effective, l’Afrique n’ira nulle part! Et ça, malgré toutes nos amitiés occidentales, sino-soviétiques, ou nos partenaires de Constantinople. Il est urgent pour l’Afrique, d’avoir une existence politique réelle, afin de définir une politique internationale ambitieuse et ainsi procéder à un ré-équilibrage de ses relations avec sa population, et surtout le reste du monde.

Moussa Aïdara diop

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