Macky sall 2: former un gouvernement, un casse-tête bien sénégalais

Cécile Sow D-cryptage Diaspora Parlons Politique! Politique
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 « Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps », Abraham LINCOLN

La nomination du nouveau gouvernement sénégalais et la volonté annoncée du chef de l’Etat, Macky Sall, de supprimer le poste de Premier ministre, ne cessent de défrayer la chronique. La promotion d’une dizaine de directeurs généraux au rang de ministre ne serait ce une volonté du PR dans sa mise en route rapide de son concept de « fast tract » dans les dossiers de l’Etat ?

Une confiance renouvelée par les populations sénégalaises en leur PR et notamment pour la continuité des vastes chantiers entrepris tant en termes d’infrastructures que de réformes structurelles parmi lesquelles le passage d’un régime semi parlementaire à un régime présidentiel fort. Un premier ministre reconduit dans ses fonctions pour présenter un projet de loi visant à supprimer son propre poste pour devenir après SG de la présidence. Qu’en sera-t-il du gouvernement juste après ? N’est-il pas un gouvernement provisoire le temps de procéder à ce jeu de chaise musicale ? En tout cas, à en croire à Mounirou SY, constitutionnaliste, les dispositions constitutionnelles ne sont pas compliquées à comprendre et sont sans équivoque d’autant plus qu’elles ne suscitent aucune autre interprétation « Le Gouvernement est une institution collégiale et solidaire. La démission ou la cessation des fonctions du premier ministre entraîne la démission de l’ensemble des membres du Gouvernement ».

La nouvelle est tombée comme une douche froide faisant fléchir l’enthousiasme né au soir du 24 février dernier. Les membres de l’APR ne sont pas les seuls déçus, toute une flotte d’hommes et de femmes ayant migré vers le parti au pouvoir le sont également du genre Thierno Lo, Samuel Sarr, Abdoulaye Baldé, Cheikh Tidiane Gadio, Serigne Mbacké Ndiaye, Farba Senghor, Cheikhna Keita, Pape Samba Mboup, Amadou Kane Diallo, Oumou Salamata Tall, Ousmane Ngom, Aïssata Tall Sall, Modou Diagne Fada, Sitor Ndour, Talla Sylla, Diop-Sy, Cheikh Diallo, Sada Ndiaye, Jean Paul Dias et Souleymane Ndéné Ndiaye voire son cousin Me El Hadj Diouf.

Doit-on croire que les orphelins de la république du genre Mame Mbaye NIANG, Ismael M FALL, Amadou Ba, Souleymane J DIOP et Cie reviendront dans un 2e épisode ou seront-ils nommés ministre d’Etat à la présidence sans portefeuille affaire de les calmer ? Qu’en est il de tous ceux qui ont rejoint la mouvance présidentielle ? Peut être qu’Aissata Tall SALL prendra la place de Tanor dans un avenir proche…à suivre

Les véritables stars de ce nouveau gouvernement restent inéluctablement l’ancien directeur de la Sénélec Makhtar CISSE et le Vice-président de la Banque Africaine de Développement, le financier Amadou HOTT, qui disposent non seulement d’une compétence reconnue mais également d’une probité morale acceptée de tous. Le choix des ministères qu’ils occupent, respectivement du pétrole et de l’économie est un choix partagé par tous. En revanche, la véritable tache d’huile de ce gouvernement reste l’ancien DG du COUD, Cheikh O HANN, chopé pour des affaires de corruption, de détournement et de malversations par l’OFNAC et l’ARMP.

La seule réussite c’est d’avoir un gouvernement sans « transhumants », du moins pour l’instant.

Dans tous ces pays supposés démocratiques, la majorité gouverne et la minorité s’oppose. L’opposition constitue un contre-pouvoir.

Bon courage au chef de l’Etat pour son dernier mandat !!!

Boubacar NDIOUR SOUFY

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