Pour une convergence des luttes citoyennes.

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Le second mandat de Macky Sall est tumultueux. Est-ce là, le signe d’un président mal élu? Peut être pas. Mais le symbole d’une cristallisation d’un nombre important d’attentes suscitées par des promesses de campagnes vides, et un projet de gouvernement articulé autour du pse horizon 2035. Un mandat tumultueux rythmé par des scandales de toutes sortes et à tous les niveaux, ainsi que la multiplication des mouvements sociaux, des contestations. Ce sont ces contestations qui font aujourd’hui de Guy  Marius Sagna, la victime d’une bête à visage hideux, qu’est le régime, symboliquement répressif, et progressivement liberticide de Macky Sall. 

Il nous faut sans doute souligner que ces mouvements sociaux, tout en reprenant les codes et  les principes de la démocratie, constituent de véritables contestations du fonctionnement du système démocratique en soi. Ou peut être même, en montrent les limites. En effet un des moments forts de la vie démocratique est l’élection soit des représentants de l’exécutif national, local ou même des députés. Pourtant, sitôt élus,  nos délégués [tous niveaux confondus], exercent sous une contrainte majeure qu’est la contestation grandissante qui finit par aboutir à une défiance permanente. Gouvernement en tant de crise ou crise de la démocratie? En tout état de cause, Aar Li ñu book, ño lank, Frapp, Yam, constituent une offre sérieuse de contre-démocratie , qui réussit à  fédérer les déçus de la “république” , à la recherche de vraies alternatives durables pour le bien-être des sénégalais. Cela dit, ces alternatives se trouvent-elles du côté des partis politiques et de leurs animateurs?

Quand les média sénégalais titrent “le collectif Aar liñu bok reçoit un soutien de taille! Et que ce soutien n’est personne d’autre qu’Abdoulaye Wade! Il y a peut être de quoi s’interroger sur la bonne santé de ce que nous prenons comme notre démocratie, et de la cohérence de nos engagements politiques. En outre, quand je lis dans la presse sénégalaise, qu’il y aurait scission au sein de collectifs dits citoyens et érigés pour la défense des intérêts du pauvre Gorgorlu sénégalais, il y a toujours matière à s’interroger. Pour espérer avoir du succès dans les luttes aujourd’hui menées, il faudra sans doute multiplier les foyers de contestations et porter la confrontation avec nos exécutifs à son acmé! Cela dit, il faudra tout de même penser une convergence des luttes citoyennes, de même qu’une fédération entre les parties prenantes de nos luttes. Cette fédération consistera à un soutien de principe, mais effectif et une entente mutuelle. En l’occurrence pas de fusion!

Mais, avec une multiplication des foyers de lutte, leurs convergences effectives, ainsi qu’une entente mutuelle entre les différents acteurs, a-t’on besoin des partis politiques?