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Pour une globalisation de la contestation et une convergence des mouvements sociaux!

Pour une globalisation de la contestation et une convergence des mouvements sociaux!

Aujourd’hui, force est de reconnaître qu’un ensemble de mouvements sociaux [incarnés ou non par des individus ], rythment nos quotidiens. Cela, indépendamment du continent où nous nous situons. Qu’est ce qu’il y a de commun entre le Frapp, Aar liñu  book , Ño lánk [au Sénégal ] et les gilets jaunes [en France]? Ou encore entre le Black live matters ou des mouvements sociaux qui se dérouleraient en Amérique du sud et en Amérique latine? Au-delà, qu’est ce que cette floraison de mouvements sociaux nous dit sur notre époque? 

“occupy wall street ” ou “occupy place de l’obélisque”, cette multiplication de mouvements contestataires dans nos espaces publiques montrent au moins une chose. En effet, On est en face d’un espace public multipolaire, non centralisé, avec une diversification des acteurs aboutie. Un espace public non monopolisé par les Hommes politiques, les journalistes, les acteurs économiques et autres détenteurs d’un droit naturel à la participation , fondé sur un système de légitimité, qui serait aujourd’hui fortement concurrencé[ pensons aux gatekeepers].Ces modifications de la nature et des formes d’accès aux espaces publiques, engendrent des stratégies nouvelles de visibilité et de surveillance citoyenne. Aujourd’hui plus que jamais, nos gouvernants gouvernent dans une crise permanente, cela vaut de même pour les acteurs économiques, et autres….pour qui les risques ne sont pas qu’économiques, technologiques, industriels. L’opinion publique, et les capacités individuelles d’organisation, de transformation  de l’indignation individuelle en lutte sociale constituant aujourd’hui, de sérieuses menaces, à l’ère de twitter, whatssap, Facebook…

C’est donc un monde en crise permanente, en tension. Des luttes acharnées se livrent sous nos yeux. Les raisons semblent différer, car quand certains luttent pour le climat , d’autres luttent pour l’accès à un emploi, aux ressources naturelles le respect des valeurs démocratiques, ou encore la cherté du de la vie etc…pourtant, nous sommes tentés de penser que ces luttes peuvent converger , parce qu’ayant trait à  une seule et unique revendication. En effet dans une analyse plus profonde, nous comprenons que ces luttes dans leur essence, expriment le besoin d’une meilleure considération de la dignité humaine, l’humain dans sa personne comme dans son environnement. C’est donc sans réserve que nous dirons qu’il faut une nécessaire globalisation de ces luttes, et une internationalisation des mouvements. Cela dans la logique d’opposer un rapport de force suffisamment fort et stable dans le sens de la mobilisation. De même qu’une insurrection intellectuelle, culturelle et artistique à même de provoquer une rupture épistémologique réelle et radicale. L’enjeu pour nous, va au-delà, d’un changement de modèle économique, c’est surtout la structure véritable de pensée  qui dicte et définit nos interactions, au sein de sociétés mondialisées.

C’est seulement en considérant que le destin  de chaque individu, chaque état est profondément  relié et dépendant de celui des autres, que nous modifierons nos relations à autrui ainsi que le système de normes, et de valeurs  qui Les encadre. Pour comprendre cela, il nous faut peut être nous approprier des concepts d’interdépendance complexe, mais aussi de transnationalisme. Le tout traduit dans des notions et attitudes comme la pleine bienveillance ou l’empathie, qui posent en vérité notre pleine responsabilité vis-à-vis, de nous, des autres, et de notre environnement.

Moussa Aïdara diop

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