Professeur décapité en région parisienne: ce que l’on sait de l’attaque terroriste

Société
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Alors même que le procès des attentats de janvier 2015 se poursuit, c’est un terrible drame qui s’est déroulé à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines. Un enseignant, qui avait montré à une partie de ses élèves des caricatures de Mahomet, a été décapité en fin d’après-midi, vendredi 16 octobre. Emmanuel Macron, qui s’est rendu sur place quelques heures après le drame, a dénoncé un « attentat terroriste islamiste caractérisé, trois semaines après l’attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. « Ils ne passeront pas. L’obscurantisme ne gagnera pas. » C’est un chef de l’État très ému, entouré du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et du ministère de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, qui a appelé la nation à « faire bloc », quelques heures après l’assassinat de l’enseignant, à la sortie du collège du Bois d’Aulne où travaillait la victime.

L’auteur de l’attaque serait un jeune homme d’origine tchétchène né à Moscou, en 2002, selon une carte d’identité retrouvée sur lui.   Il était connu pour des antécédents de droit commun, mais disposait d’un casier vierge, et n’était pas connu pour sa radicalisation. Neuf personnes, dont deux parents d’élèves – un homme et son épouse –, ont été placés en garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi. Les autres sont des membres de la famille de l’assaillant, dont un mineur, et des membres de son entourage non familial. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

La victime, âgée d’une quarantaine d’années, était professeur d’histoire-géographie, et en charge donc de l’enseignement moral et civique. Dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression et de la presse, il aurait montré des caricatures de Mahomet, la semaine dernière, à une classe de 4e, à des enfants de 13 ans environ. Un ou des parents s’en serait plaint auprès de l’équipe éducative. Un parent aurait aussi posté une vidéo sur les réseaux sociaux où il relate ces faits.

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