Puisque nous parlons souvent de guerre contre Covid-19, parlons de stratégie guerrière et de Leadership

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Lors d’une invasion de l’armée Américaine en Irak, un groupe de soldats américains qui devaient organiser la distribution de secours aux populations, s’est dirigé vers une mosquée locale afin de solliciter l’aide d’un chef religieux. Mais en cours de route, les soldats ont été assaillis par une foule qui pensait que ces derniers venaient dans la mosquée pour arrêter leur chef spirituel ou détruire la mosquée.
Des centaines de musulmans poussaient des cris hostiles et s’approchaient de plus en plus du groupe d’hommes lourdement armés mais inférieur en nombre.
Face à cette situation, l’officier qui commandait la troupe était dans l’obligation de réfléchir à toute vitesse pour trouver une solution face à cette situation qui risquait de dégénérer au péril de la vie de ses hommes.
Après un diagnostic rapide de la situation, il ordonna à ses hommes de mettre un genou à terre et de pointer leurs armes au sol avant de dire à ces derniers : « souriez ».
Subitement, l’état d’esprit de la foule furieuse changea automatiquement et certains étaient même en train de sourire aux soldats. Et là, l’officier demanda à ses hommes de s’éloigner à reculons sans cesser de sourire jusqu’à se tirer d’affaire.
Nous pouvons mettre en évidence plusieurs leçons de cette histoire :
• Le leader est entièrement responsable de la survie de ses hommes
• Le leader est parfois obligé de ne faire confiance qu’à sa rapidité de réflexion pour prendre seul, les meilleures décisions qui vont sauver ses hommes
• Le leader, face à certaines tensions et/ou résistances, doit rapidement mettre en place des stratégies pouvant faire baisser les niveaux d’hostilité. Il peut certes user de son autorité officielle pour y parvenir, mais l’idéal c’est d’arriver à se faire obéir grâce à sa crédibilité et un langage verbal et non verbal persuasif et percutant.
• Le leader a l’entière responsabilité de la survie de ses hommes, soit il l’assume ou la trahit. Et s’il opte pour la trahison, de grâce, qu’il ne se proclame plus leader.
• Le leader militaire en Irak n’a misé que sur deux choses pour faire appliquer sa décision : la confiance de ses hommes envers lui et la discipline de ces derniers à exécuter correctement son injonction.
Mais je me demande quelle serait sa réaction si certains hommes de son troupe refusaient d’appliquer la décision ? Allait-il les pousser à l’exécution de cette dernière car sachant que c’est pour le bien de tous ? Ou bien allait-il mettre chacun devant ses responsabilités au péril de leur vie ?
Il faut aussi avouer que la tâche du leader n’est jamais simple avec parfois des équations à plusieurs inconnus et des décisions difficiles à prendre. Mais c’est encore plus difficile, si le leader devra perpétuellement faire face à des hommes difficiles à gérer de par leur manque de maturité émotionnelle. Des perturbateurs qui ne sont jamais d’accord avec le leader même si ce dernier a parfois raison. Quelques uns, qui n’ont qu’un seul objectif avec des motivations inavouées, saper toutes les stratégies du leader dans l’optique de montrer que ce dernier est nul. Des membres de la troupe qui n’hésitent pas à dire au leader « nous refusons catégoriquement d’exécuter tes décisions » même si ces dernières sont pour le bien de tous.
Laissez moi vous dire qu’en temps de guerre contre un ennemi commun, si nous avons un leader qui a du mal à se faire obéir par ses hommes. Un leader qui peut céder à des pressions internes et externes. Des hommes de la troupe qui manœuvrent pour déstabiliser le leader. Certains qui ne croient même pas à l’existence d’une guerre et considèrent celle-ci comme une farce. Le réveil de ce groupe risque d’être brutal car l’ennemi peut tout simplement les anéantir avec une facilité déconcertante.
Dans ces conditions, les responsabilités de cet échec sont partagées entre le leader et ses hommes. Parce que malheureusement, ils ont perdu de vue qu’ils devaient mettre de côté leurs divergences et leurs batailles internes, pour se battre ensemble contre un seul et unique ennemi commun.
Mais la bonne nouvelle c’est que tant que la guerre n’est pas terminée, le leader et ses hommes peuvent toujours se ressaisir.
Pour cela, une maturité émotionnelle s’impose afin que nos émotions ne perturbent pas nos interactions. C’est pourquoi je ne cesserai jamais de vulgariser l’intelligence émotionnelle.

Bonne lecture à tous

Amadou NIANG
Email :amadouniang7@gmail.com

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