Quand l’UTSF-AR célèbre la journée internationale des droits des femmes

Cécile Sow Culture Diaspora Evènement Innov'action Politique Société

Ce samedi 30 Mars, l’UTSF-AR(union des travailleurs sénégalais de France- action revendicative) a tenu à célébrer la journée mondiale dédiée à la Femme. Loin d’être un simple “folklore”, cette célébration est pour l’UTSF-AR, l’occasion de revenir sur la place de premier plan qu’occupe les femmes africaines en France comme dans leur pays d’origines, et cela dans bien des domaines.

C’est donc la salle Brassens-Camus de Lormont, espace ouvert et généreux dédié au sport, à la jeunesse, à la vie citoyenne et associative, qui a accueillit les invités de l’UTSF-AR. Le consul du Sénégal le Dr Abdourahmane Koïta ainsi que des partenaires de l’UTSF-AR comme la mairie de Cenon, de Lormont, le conseil général de la Gironde et la banque Attijari ont tenu à assister à l’événement, rehaussant ainsi son cachet. D’ailleurs dans la salle, l’on pouvait voir cette même exigence d’ouverture du point de vue l’UTSF-AR , avec la participation d’autres associations comme celle des ressortissants guinéens et congolais à Bordeaux. En effet, Journée internationale des droits des Femmes dit-on? En tout cas avec l’UTSF-AR, tous le monde est de la partie. Et cela? indépendamment du sexe, de l’âge, ou des origines. C’est de cet impératif que se sont saisis toutes les équipes successives, depuis le début, voilà maintenant plus de 30 ans. D’ailleurs, M.Khadim Ndoye, l’actuel président, ainsi que son équipe ne dérogent donc pas à la règle. Mais revenons à notre journée! car plusieurs activités ont marqué cette belle journée.

Un espace d’abord dédié à la rencontre, à l’art et à la culture

Tout d’abord, la salle laissait libre cours à des exposants. Les gens déambulaient par ci, par là, visitant les stands (2 principalement), qui proposaient des objets d’arts, mais aussi des produits de fabrications artisanales. Tous gérés par des membres actives de la gente féminine. Nous pensons à madame Mme Mboup, sénégalaise résidente à Bordeaux depuis plus de 30 ans, s’adonne à une activité commerciale pas si banale. Malgré son départ à la retraite, Mme Mboup vend des produits artisanaux, made-in Sénégal. Et en cela, elle porte avec elle des aspects de la culture et des savoirs-faire sénégalais. Par sa simple présence, Mme Mboup est symbole de la culture sénégalaise qui s’exporte, mais aussi de l’intégration au sein de la société française par le travail et l’entrepreneuriat.

Femme Africaine et identité

Un des rendez-vous phare de cette journée, c’est la discussion animée par des chercheurs africains de renom. En effet: un échange très intéressant a été animée par la sociologue Mme Valentine Loukombo Senga, M. Dragoss Ouedraogo Anthropologue et cinéaste à l’université de Bordeaux, mais aussi M. Mar Fall sociologue à l’université de Bordeaux et artiste peintre. Le thème des échanges? “femme africaine et identité”. Thématique qui a suscité beaucoup de réactions dans l’auditoire. En effet, plusieurs questions ont été soulevées. C’est le cas par exemple: du parcours migratoire, des stratégies mises en place par les femmes pour trouver place dans la société française. Pas que! ce temps d’échange a permis d’aborder la vie familiale en France, le rôle central des femmes dans la transmission des valeurs, et l’éducation des enfants. Sans oublier leur processus d’autonomisation par le travail, l’entrepreneuriat et l’instruction. Cette rencontre a aussi donné lieu d’aborder la question du rôle et de l’influence politique des femmes africaines. Bref, les interventions étaient de qualité, et montraient que les femmes africaines () avaient finis d’assumer leur double ancrage territorial: nées au Sénégal vivant en France.Nous mettrons prochainement la vidéo de la rencontre, sur notre site internet.


En son et en lumière

C’est Mohamed faye, étudiant Dj et président de l’ABESS ( l’association Bordelaise des étudiants sénégalais et sympathisants) qui a assuré l’animation musicale et technique de la journée. En effet avec son sens du dévouement et du travail bien fait, Momo (Mohamed Faye) a veillé à ce que tout se passe bien côté sono. Mais là où la journée a dégagé un fumet bien apprécié c’est l’arrivée des artistes comme Joe de Tribal Jam et King Habib- Codé Oumar. En ces instants précis les invités étaient dé-chaînés. Hommes, femmes, enfants vibraient au rythme tantôt langoureux, tantôt endiablés de Joe de Tribal Jam. Mais cela c’est sans compter l’arrivée très remarquée de Codé Oumar et King Habib, qui ont finis d’achever les reins des invités du jour. En effet, un court moment d’évasion, avec eux c’est retour à Kolda, à Ziguinchor ou à sokone. Ils ont ravis les spectateurs avec les musiques mandingue, peul sérère. Un savant mélange de rythme traditionnel et de reggae bien dosé ont fait voguer de cap skiring à kingston , en passant par les îles du Saloum bien sûr. Et comme pour dire que l’unité africaine c’est d’abord une union des cœurs et des peuples, ces messieurs en dreadlocks nous ont transporté au Congo et en Côte d’ivoire avec leur mélodies si harmonieuses, en ayant d’abord appelé à soutenir massivement le peuple malien qui traverse actuellement des difficultés.

C’est donc ça l’UTSF-AR, un acteur culturel au cœur de la cohésion entre les peuples franco-africains. C’est sans aucun doute aussi, un pont et un lieu de promotion des acteurs socio-économiques africains en Nouvelle Aquitaine. Peut être aussi, un outil au service de la transmission de la mémoire et de l’histoire des populations sénégalaises en France.

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