Relations troubles de Dakar à Bissau, que cache la proximité entre Macky Sall et Umaru Cissokho Emballo? [ suite]

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Les 608 hommes de la force interafricaine de «maintien de paix » arrivent après la bataille à partir du 4 février. Ils viennent de quatre pays : le Togo, le Bénin, le Niger et la Gambie. Trois de ces États sont dirigés par des généraux très appréciés de leurs collègues parisiens. La force est commandée par un officier Togolais – un fidèle d’Eyadéma (Père). Ce dernier sollicite l’aide militaire de la France, qui ne lui est pas refusée ;la force interafricaine est placée sous le contrôle opérationnel de l’l’état-major tricolore au Sénégal.
Mais il n’était plus possible aux forces spéciales françaises, limitées en nombre de par leur inexistence officielle, de s’opposer au rejet général du « président » Vieira. Ce dernier persistait dans son refus de désarmer ses aguendas : le 7 mai, l’armée du général Mané y procède manu militari. Puis elle prie Vieira de décamper de l’ambassade de France, où le président a cherché refuge. Ladite ambassade (ou plutôt le Centre culturel qui abritait la représentation française) est détruite par l’armée bissau-guinéenne. Le dictateur, lui, est autorisé à partir se faire soigner en Europe. Sa déroute finale suscite des réactions de fête dans la population et des déclarations d’espoir chez la quasi-totalité des organisations civiles et politiques du pays. Comme il l’avait promis, le général Mané laisse le pouvoir à un civil, le président de l’assemblée nationale.

A Paris, les réactions officielles sont conformes aux attentes : on y condamne le « putsch », déplore la destruction du Centre culturel, appelle au « rétablissement des institutions démocratiques». Comme si Niño était un démocrate… Puis la France s’emploie à bloquer l’idée européenne à la reconstruction de la Guinée-Bissau – ce pays qu’elle a largement contribué à détruire. Invoquant la « violation de la légalité et du régime démocratique Bissau-guinéens », elle veut faire jouer les pénalisation prévues en un tel cas par la convention de Lomé, alors que l’union européenne, à l’instigation du Portugal, de la Suède et des Pays-Bas, penche pour une attitude conciliante. Paris doit encore céder : en octobre 1999, l’union finit par accorder 11 millions de dollars à la Guinée-Bissau.
Une constitution est votée, un processus électoral est mis en place, avec des élections générales le 28 novembre. Tout n’est pas rose, mais les Bissau guinéens ont gagné, comme d’autres peuples, le droit de choisir leurs dirigeants, et d leur donner congé en temps utile.

Depuis lors beaucoup de choses se sont passées, beaucoup de dirigeants se sont succédés (Kumba Ialà, Verrisimo Correia…,José Màrio Vaz) et maintenant Umaro Cissokho Mbalo.

Pour mieux comprendre cette proximité, il est indispensable de faire un tour chez le grand voisin (Sénégal) pour comprendre pourquoi le Président Macky Sall jouit du titre de grand frère.
C’est à cela que je vous invite dans les jours à venir.
Restez branchés

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