Sonko et l’utilisation du Je: une stratégie qui marche.

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L’utilisation du Je était pendant longtemps un tabou mais la chute de certaines idéologies comme le communisme a donné lieu a des confrontations n’ont pas sur la proposition d’idées mais sur le renforcement de l’Etos.

Hier, face à Pape Alé, une léxicometrie, nous aurait permis de voir la fréquence de l’utilisation du Je par Ousmane Sonko. En rhétorique, cette utilisation renforce l’estime de soi, permet d’être performatif et valorise l’image. Son martèlement permet au récepteur de mieux connaître l’homme qu’il a en face. (En abuser peut-être un danger aussi).

Bien que l’homme politique, dans son « idiosyncrasie », doit parler pour tous en ce sens qu’il est porteur de valeurs transcendantales. Pour être efficace en communication, il doit s’inscrire dans 3 identités discursives:

La voix du Tiers: énonciateur d’une réalité sociale (exemple: le poste de chef de l’opposition ne m’intéresse pas car il n’aide en rien le Sénégalais qui baigne dans la souffrance)

La voix du JE: mise en valeur de l’émetteur (exemple: je jure que j’ai fait 15 ans dans l’administration sans toucher à 5f qui seraient illicites.. je suis, je suis, je suis…)

La voix du Nous: une identité collective, responsabilisation du récepteur (Nous devons lutter contre ces exactions de Macky et… le conjuguer au passé…)

Ces 3 identités discursives, dans le cas où elles sont bien utilisées, se fondront en un corps social abstrait, qui finit par s’exprimer par un ON. Là, l’homme politique devient persuasif et se verra dans les yeux de ses récepteurs comme un pourvoyeur de rêve.

Je vous donne les critiques wala?

Usman noreyni gueye

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