UNE ÉTUDE MET EN EXERGUE L’IMPACT DU COVID-19 SUR LES MÉNAGES SÉNÉGALAIS

Quatre personnes sur cinq interrogées pour le compte d’une étude de chercheurs sénégalais sur l’impact du Covid-19 ont reconnu que la pandémie s’est traduite par des contraintes financières sur leur ménage ainsi que par des dégradations “assez marquées” dans la communication au sein de leur couple.

Cette étude a été réalisée par le Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN), un organisme de recherche dépendant de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.

Ses résultats ont été évoqués par la sociologue Rokhaya Cissé du Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales de l’IFAN, au cours d’un séminaire organisé par l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS).
 
Mme Cissé introduisait une communication axé sur le thème : “Impact de la COVID sur les structures familiales : premiers résultats”, lors de cet atelier national virtuel d’information et de sensibilisation des décideurs politiques sur les impacts des interventions non pharmaceutiques visant à endiguer le taux d’infection par COVID-19 au Sénégal.
 
“Cette étude a été faite au téléphone dans quatre régions du Sénégal, à savoir les trois régions les plus touchées (Dakar, Ziguinchor et Diourbel) et une région moins touchée (Tambacounda), sur un total de 639 répondants soit 10 ménages dans chaque district de recensement”, a précisé la chercheuse.
 
Les résultats de cette étude, “des dégradations assez marquées ont été notées dans la communication au sein des couples notamment à Ziguinchor et Dakar”, souligne Rokhaya Cissé, citant cette étude.
 
Elle note par ailleurs que la pandémie “a renforcé les échanges entre les générations, de même que la présence accrue des membres du ménage qui a favorisé la réalisation d’activités communes”, si l’on se fie à cette enquête.
 
“La crise ne semble pas avoir eu d’effets significatifs sur le partage des tâches ménagères entre les hommes et les femmes, et le fait de passer plus de temps ensemble n’a pas favorisé une meilleure communication au sein des couples”, tempère la sociologue.
 
Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase du programme de diffusion à l’intention des décideurs politiques de “Policy Briefs”, basé sur des données probantes relatives aux traitements/interventions non pharmaceutiques et visant à réduire la transmission de la COVID19.
 
Cette phase qui concerne l’Afrique a été mise en œuvre par l’Académie nationale des sciences des Etats-Unis.
 
Source APS 

Ismaila Ba Seck

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