Yérim Sow: un patron, un symbole méconnu du public sénégalais

Cécile Sow Portrait Royoukaay Sharing Business Société

Habib Yérim Sow, entrepreneur dynamique et prolifique est un acteur majeur de l’économie sénégalaise et africaine. La cinquantaine  seulement, le Golden boy Sénégalais fait partie des figures essentielles  du monde entrepreneurial sénégalais, et au-delà.

 Né en 1967 à Dakar, il grandit à Fann Résidence.Elève réputé brillant , il empoche son bac à18 ans , destination polytech’ au Canada, à l’université de Montréal. Sorti ingénieur, cap vers les Etats-Unis. La raisons ? Il étudie le commerce à l’université de Boston, et monte sa première entreprise en 1988, à 21 ans: Direct Access, spécialisée dans l’informatique. Au bout de six ans le succès pas encore au rendez-vous. Yérim Sow se tourne alors vers son père pour solliciter et obtenir un prêt d’un milliard de francs CFA. L’homme compte commercialiser des pagers, des bipeurs permettant de recevoir des messages, à travers des modèles baptisés «bip access». Cette fois, la magie opère. On est en 1994. Ces petits appareils font fureur auprès de la jeune génération au Sénégal et en Côte d’Ivoire, pays dont il possède aussi la nationalité –car c’est le pays de sa mère, soeur de Mohamed Tiecoura Diawara, ancien ministre du Plan du président ivoirien Félix Houphouët-Boigny.

Yérim : un entrepreneur africain

Des années plus tard ? Yérim est toujours dans la course. En effet, en 2001 il fonde PCCI, société spécialisée dans le domaine de l’acquisition de clients, du Service Client et la gestion de contacts multicanal. En 2001, il met en place Teylium, avec comme principal investissement Telecel Côte d’Ivoire. Yérim Sow s’associe par la suite au groupe ivoirien Atlantique, actif dans les services financiers et les télécoms, pour racheter en 2004 les parts de l’égyptien Orascom dans Telecel Côte d’Ivoire. En 2005, l’opérateur télécom sud-africain MTN achète 51 % du capital de Loteny à Yérim Sow. 2006 est également l’année de la diversification pour Teylium qui reprend une participation dans African Financial Holding, devenu par la suite BOA Group, maison-mère du réseau Bank of Africa. Il lance aussi la banque Bridge Bank à Abidjan avec Pape Diouf, directeur général de la banque d’affaires Linkstone Capital. En effet jusqu’en 2018  il est actionnaire de Bridge Bank en côte d’ivoire, et  détient une part de la filiale locale de l’opérateur de télécom MTN. Une activité que Yérim Sow apprécie : actionnaire minoritaire de la Bank of Africa, Yérim sow , sous la bannière de Teylium Telecom, acquiert aussi T Plus,  opérateur mobile capverdien, à 70% en 2006.  En plus Teylium prend le contrôle majoritaire de la société Intercel Guinée, puis s’est également portée candidate à une licence en Guinée-Bissau, finalement remportée par la Sonatel-orange. Yérim ne s’en arrête pas là ! En effet, il convoite de même  une autre licence au Ghana, celle-ci décrochée, par le nigérian Glo. L’idée ? Bâtir un petit groupe de téléphonie présent dans quelques pays à fort potentiel.

Un entrepreneur prolifique

 Avec son holding Teylium,  Yérim Sow est  un des acteurs économiques majeurs du  capitalisme ouest-africain. En effet, Yérim s’est très tôt exporté en Afrique, notamment en côte d’ivoire depuis une vingtaine d’année. Et en plus ? Yérim sow est au coeur de  plusieurs projets. Il se diversifie aussi dans l’agro-industrie via l’acquisition de la société ivoirienne Continental Beverage Company, puis dans l’immobilier avec plusieurs projets parmi lesquels l’hôtel haut de gamme Radisson Blu et le Sea Plaza, le premier mall de Dakar, ouvert en juillet 2010. En outre ?Le groupe Teylium, renommé Teyliom en 2013, s’est lancé la même année le pari de l’hôtellerie en Afrique avec le lancement du groupe Inaugure Hospitality. Yérim entend investir 315 millions d’euros dans la construction de 15 hôtels dans 13 pays africains. Il lance Inaugure Hospitality Group donc, pour développer un réseau hôtelier d’un total de 2 200 chambres et suites, et cela à travers trois marques : Noom pour le haut de gamme, Seen pour le moyen de gamme et Yaas pour les petits budgets. Le tout ? géré  par sa filiale Mangalis.

Nous découvrons là, un modèle d’entrepreneur africain dont le sens de l’initiative est une source d’inspiration,  pour une génération entière de jeunes africains à venir.  En tout cas nous l’appelons de tous nos vœux !
avec Sharing Business (Yeume Diop, Cheikh Diagne, Moussa Aïdara Diop)

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